En direct de Locarno, Suisse : Monique Simard, présidente de la Sodec a appelé les fournisseurs d’accès à internet à contribuer au financement du contenu

août 20, 2015

Durant un débat au Festival du Film de Locarno à propos du futur de l’industrie numérique européenne, Monique Simard de la Sodec a affirmé qu’une taxe sur les fournisseurs d’accès internet serait un levier pour obtenir de nouvelles sources de financements.

 

Avec des budgets qui se réduisent pour les cablodistributeurs et l’habitude maintenant largement répandue chez les jeunes générations de consommer du contenu gratuitement et partout, il n’est plus absurde de mettre en place un prélèvement sur les bénéfices des fournisseurs d’accès.

 

Réglementer les fournisseurs d’accès à internet n’est pas nouveau. Au début des années 2000, une idée similaire mais plus utopique a été discutée en Europe, sans trouver de soutien. Les autorités françaises pensaient ajouter une taxe aux abonnements internet et redistribuer les parts aux ayants-droits. Aujourd’hui, Orange (anciennement France Telecom) soutien la création de contenu en tant que FAI.

 

Alors qu’un tel modèle d’affaire était impensable il y a quelques années, les récents accords entre exploitants de salles, studios de cinéma et télédiffuseurs qui permettent une sortie le jour même en salle et en ligne démontrent un changement rapide dans la création et la diffusion du contenu.

 

Une fois de plus, la nécessité de mettre en place des coalitions nationales et internationales contre des menaces telle que Netflix a été abordée. Toutefois, la diversité et les différences de cultures Européennes rendent la mise en place de ces partenariats difficile. Le discours de Monique Simard a été bien reçu par le public constitué de membres de l’industrie européenne.

 

Monique Simard a également présenté une série de recommandations. Parmi elles, elle a fait remarquer que l’argent consacré aux phases de distribution et d’exploitation était insuffisant, et qu’il était nécessaire de trouver de nouvelles façons de mesurer le succès.

 

Pour lire l’article, cliquez ici.

 

On Screen Manitoba remercie ses partenaires pour leurs soutiens