LAB EMERGENCE : Retour sur l’événement

juillet 6, 2015

Du premier au cinq juin 2015, le Banff Centre a été l’hôte de la deuxième mouture de la résidence de création « Lab Emergence ». On Screen Manitoba, étant partenaire de l’initiative France-Canada a procédé à un postmortem avec quelques participants afin de faire le bilan de cette semaine dédiée aux nouvelles écritures.

Un format simple : 2 projets, 2 équipes polyvalentes, des mentors, et 5 jours pour produire un prototype. Et comme il s’agit d’un projet conjoint entre la France et le Canada,  la question des coproductions était aussi centrale. Cependant, le temps a manqué, selon certains participants.

Le projet d’Elizabeth Rüll est l’un des projets qui a été sélectionné par le lab. Le prototype final sert désormais d’outil pour faire le pitch dans la recherche de financement. Cependant, Elizabeth, ainsi que certains autres coéquipiers ne sentent pas qu’ils disposent de suffisamment de connaissances pour entreprendre les démarches de coproduction sans faire plus de recherche. « 5 jours, c’est très court. On a fait tout le concret du prototype, mais il aurait sans doute fallu plus pour mieux comprendre les coproductions », explique-t-elle, « Et aussi, il y  a une réelle scission avec la France. Je suis l’auteure mais pas la productrice ». Un écart culturel avec le Canada qui fait partie des défis bien documentés du travail collaboratif entre les  deux pays. 

Carine Khalife, de l’équipe Rüll, a aussi senti que le sablier s’écoulait rapidement. « Nous n’avons pas eu le temps d’avoir une vision d’ensemble. J’ai eu l’impression d’avoir un avant-goût de quelque chose qui pourrait être plus grand » , explique l’artiste visuelle. La question de la durée est difficile puisqu’il s’agit d’un équilibre entre la production sous pression, et la convergence des compétences mais aussi la disponibilité des participants.

Victoria Gibson, qui a orchestré le son du prototype de l’équipe Rüll, a été ravie de travailler au Banff Centre qui est équipé pour bon nombre de types de productions. « Ils ont tout l’équipement qu’on puisse vouloir. Un lab « stop motion », des caméras HD, des salles de montage, on peut tout faire »,  explique la designer. Des labs et des ateliers, il y en a à volonté dans l’industrie. Dépendamment des projets, la technologie à portée de main peut être primordiale, alors que dans d’autres cas, elle n’est pas nécessaire. « Un lab permanent c’est le luxe absolu, idéal, mais ce n’est pas toujours viable », a affirmé Elizabeth Rüll qui est repartie comblée de son expérience. Il ne reste plus qu’à trouver des acheteurs.

On Screen Manitoba remercie ses partenaires pour leurs soutiens